Aujourd’hui j’avais envie de te parler du pourquoi de ma démarche photographique. Qu’est-ce qui m’a poussé à choisir le reportage du quotidien comme activité principale. Ah le fameux pourquoi : tout un programme !

Autant te prévenir tout de suite, ça risque d’être long… Alors mets-toi à ton aise, prépare-toi ta boisson favorite, va chercher un paquet de gâteaux (si, si tu as le droit, personne ne te verra derrière ton écran !), emmitoufle-toi dans ton plaid doudou : c’est bon, tu es bien installé ? Alors c’est parti !

Autant que je m’en souvienne, la photo et moi on s’est toujours plus ou moins côtoyé. Pas forcément en tant que pratiquante dans un premier temps, mais parce que j’ai toujours connu mon papa avec un appareil photo à la main. Mon père nous photographiait beaucoup quand nous étions petits et il faisait déjà de la photo avant que nous soyons nés ! J’ai donc des souvenirs de photos de nous accrochées aux murs de la maison, mais aussi des longues soirées diapositives tous ensemble dans le canapé à pousser des « oh » et des « ah », à rire, et aussi à taquiner mon père parce qu’il avait pris dix photos de la même fleur sous tous les angles ! C’était vraiment de bons moments et je me les remémore toujours avec une petite pointe d’émotion et de nostalgie !

ça c’est moi !

J’aimais aussi beaucoup regarder les albums qui contenaient les photos de mes parents quand ils étaient jeunes, leur album de mariage, et aussi ces vieilles photos de mes grands-parents, tu sais ces petites photos avec un bord blanc crénelé tellement vintage ! Puis venaient les photos de moi bébé, j’étais la première de la famille, alors tu imagines bien que j’ai été photographiée sous toutes les coutures moi aussi ! Toutes ces photos me racontaient mon histoire, celle de ma filiation et de mes origines mais aussi l’histoire de mon enfance, de la vie avec mes parents puis avec mes frères et sœur.

J’adore toujours regarder ces photos et j’aime aussi les visionner de temps en temps avec mes enfants : ils ont toujours du mal à s’imaginer qu’on ait pu aussi être jeune (« ah oui, c’est toi là, c’est quoi cette coiffure, et ces fringues ! ») !

Quand je suis devenue maman, ça m’a paru évident que j’allais moi aussi immortaliser leurs premiers moments. A l’époque, les petits appareils numériques tout public commençaient à sortir à des prix à peu près abordables (Mon dieu, est-ce que je suis vraiment si vieille que ça !). Je n’ose même pas te parler de la qualité des images, comparé aux bêtes de courses qu’on trouve maintenant, c’était vraiment ridicule. Mais bon, je ne vais pas cracher dessus, au moins ça avait le mérite d’exister, et j’ai pu mitrailler mon fils sans me dire que ça allait me couter un bras en pellicule photo et en développement.

On ne va pas se mentir, niveau esthétique, je ne faisais pas du Doisneau et je prenais des photos de mon fils sans chercher plus loin : « oh regarde, il a bougé ses mains » clic, « oh sa petite bouche c’est trop mignon », clac, « oh il dort » clic (des milliers de photos toutes semblables, ah, ah !).

Mes albums vintages !

Petit à petit cependant, tout ça faisait son chemin, et je ne pourrai jamais assez remercier mon homme car, si j’en suis là aujourd’hui, c’est certainement grâce à lui : il m’a d’abord offert un reflex argentique, puis quand ma dernière fille est née, un reflex numérique (le saint graal !).

Plus ça allait, plus je cherchais à obtenir des photos qui sortent du lot, oui parce que je suis un peu perfectionniste dans le genre, et toujours insatisfaite : j’ai ingurgité tout ce que je pouvais sur la photo en même temps que je continuais à photographier mes enfants et mes proches. Je faisais surtout beaucoup de portraits rapprochés, toujours en lumière naturelle parce que c’était l’idée que je me faisais d’un beau portrait et c’était clairement ça qui résonnait en moi.

Parallèlement au portrait, je faisais aussi beaucoup de macrophotographie et tout ça m’a permis de progresser énormément au niveau technique. J’ai suivi beaucoup de photographes qui m’ont inspirée, et mon style à commencé à s’affirmer. Je me suis mise peu à peu à réfléchir sur ce à quoi j’aspirais vraiment, ce vers quoi je n’avais pas du tout envie d’aller et ce qui au contraire me faisait vibrer.

Portrait de mes enfants en 2014

Tout a commencé à résonner fort en moi vers fin 2014, début 2015. Je me suis pris de plein fouet des événements qui se sont produits dans ma vie, qui m’ont fait remettre les choses en perspective, et réfléchir sur le sens de mon existence (même si je me pose cette question « pourquoi je suis là » depuis que je suis toute petite !).

Je peux te le dire, c’est la photographie qui m’a sauvée, et si je n’avais pas eu cet énorme besoin créatif en moi, je ne serais pas là pour t’écrire ces lignes aujourd’hui. J’ai compris que pour me sentir vivante, j’avais besoin de créer. J’ai beaucoup, beaucoup travaillé sur moi. J’ai appris à apprivoiser ma sensibilité, et à la considérer comme une amie et non comme une tare honteuse que je devais absolument éradiquer, même si j’ai encore pas mal de chemin à faire. Ces dernières années j’ai pris conscience de l’immense pouvoir des images, de l’importance de se souvenir des petites choses, des moments partagés avec ceux que l’on aime.

Jusqu’à présent j’étais toujours en quête d’un bonheur inatteignable, absolu et quasi mystique, jusqu’à ce que je me rende compte que je poursuivais une chimère et que ce bonheur, il était à portée de ma main, dans tous ces moments anodins mais pourtant si importants que je partageais avec mes proches… Et j’ai compris que ce qui faisait vraiment sens pour moi c’était les photos qui racontaient des histoires, les histoire d’amour partagé et de liens indéfectibles, pas ces images sans défauts qui pouvaient faire la une d’un magazine !

Peu à peu ma pratique photographique s’est orientée subtilement vers une approche beaucoup plus personnelle. J’ai commencé à photographier la vie autour de moi : les moments de partages, les intéractions entre les gens, les rires, les émotions… J’ai vibré au rythme des personnes que j’ai photographiées et ça m’a tellement apporté, j’ai tellement appris sur moi-même ! Tout ce cheminement m’a pris du temps pour que tout s’aligne et se mette progressivement en place. Et comme il n’y a pas de hasard, j’ai rencontré au bon moment des personnes formidables, qui m’ont conforté dans mes choix, qui m’ont poussé à écouter mon cœur et à suivre mon propre chemin (Julie, Nicole, Elodie❤️).

Aujourd’hui je sais que je ne veux pas être juste photographe, non.

Je veux te faire vivre une expérience unique, je veux te faire prendre conscience à ton tour que ton bonheur il est là, dans les liens que tu as tissé au fil du temps avec tes proches, dans vos gestes tendres, dans vos fous rire, dans vos larmes parfois aussi, dans tous ces petits moments que vous vivez au quotidien sans que vous n’y prêtiez plus attention. Faire l’expérience d’un reportage du quotidien, ça peut être l’occasion de resserrer ces liens, de vous renouveler cet amour qui vous a donné envie de fonder une famille.

Tu trouves que la vie va à mille à l’heure, tu aimerais accorder plus de temps à ta famille, vous retrouver tous ensemble, sans avoir à penser aux listes de courses, aux devoirs et aux factures qui trainent sur ton bureau.

Tu as l’impression de n’être jamais disponible pour ceux que tu aimes, de t’être éloigné de tes valeurs, et tu ne trouves plus de sens à tout ça ?

Crois-moi, je sais ce que tu ressens !

C’est pour cette raison que je te propose de vivre une parenthèse hors du temps lors d’un reportage du quotidien à domicile. J’ai vraiment à cœur que tu puisses profiter d’un moment de qualité avec tes proches pendant que de mon côté, avec bienveillance et discrétion, je m’occupe de vous créer des souvenirs pour toute la vie.

Parce qu’on ne peut pas passer à côté de l’essentiel…

Rien ne me procure plus d’émotion que de me replonger dans mes souvenirs de famille, et c’est ce cadeau que j’ai envie de te faire à toi aussi !

Allez viens, je t’attends !

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