La solitude du photographe

Un article un peu particulier aujourd’hui puisque je vais te parler de la face cachée du métier de photographe !

Quand on parle de notre métier de photographe, la plupart du temps, ça fait rêver : bien souvent on a choisi cette voie par passion, et dans l’esprit de beaucoup de personnes, tout doit être merveilleux dans le meilleur des mondes puisqu’on adore ce qu’on fait ! Appuyer sur un bouton c’est pas bien compliqué, on est souvent à la maison, bref on doit quand même avoir la belle vie…

Alors oui, il y a du vrai dans tout ça, j’ai choisi de faire de ma passion mon métier, parce que c’est ce qui me fait vraiment vibrer, et que je ne supportais plus de vivre une vie qui était loin d’être en accord avec mes valeurs profondes. Mais tout n’est pas toujours rose, et je ne vis pas au pays des bisounours même si j’aimerais bien 😉

La plupart du temps j’aime être seule

Dans la réalité, le photographe est souvent un être solitaire. Moi même, j’aime souvent être seule : j’ai besoin de ces moments là pour me ressourcer et laisser libre cours à ma créativité. Cependant, et ça peut sembler paradoxal, j’ai aussi énormément besoin des autres. Je suis quelqu’un qui adore partager et depuis mes débuts en photographie, j’ai toujours tenu un blog pour pouvoir échanger et discuter avec d’autres personnes qui avaient des intérêts communs. J’ai souvent fait partie de groupes et j’y étais très active parce que ces échanges me tenaient vraiment à cœur.

Mais quand on est « jeune » entrepreneur(e),sans collaborateur, on se retrouve vite seul(e) face à soi-même, avec ses questions, et on ne sait pas toujours trop à qui en parler . On a des doutes, on ne sait pas dans quelle direction aller, on a aussi souvent des tas d’idées mais on a dû mal à les concrétiser… On se rend compte que nos proches ont beau être là pour nous soutenir, on ne peut pas toujours partager nos préoccupations avec eux parce qu’ils ne sont pas vraiment concernés, et ils ne peuvent pas nous aider.

Se sentir seul, abandonné…

Cette solitude, je l’ai très souvent ressentie ces derniers temps. J’avais un peu l’impression d’être Don Quichotte qui se battait contre des moulins à vents mais je n’avais même pas un Sancho Panza à qui me confier…

Et puis j’ai décidé de faire renaitre mon compte Instagram de ses cendres.

Oui, ça peut te sembler un peu bizarre, et tu ne vois pas trop le rapport, mais tu vas comprendre tout de suite 😉 J’ai commencé à réalimenter mon compte avec les photos de reportages de famille. En parallèle, je me suis intéressée à des comptes qui partageaient la même approche que moi. Je me suis rapprochée d’autres photographes qui étaient attachés aux mêmes valeurs que les miennes, et c’est comme ça que j’ai rencontré 3 chouettes photographes avec qui je me suis tout de suite sentie beaucoup d’affinités, et qui avaient créé une communauté autour de la photographie de famille : Documenter la vie.

Depuis que j’ai rejoint cette communauté animée par Nicole, Julie et Elodie, j’ai l’impression d’avoir trouvé une deuxième famille 😉 On a beaucoup échangé, elles ont répondu à beaucoup de mes questionnements, et je dois avouer que franchement, ça fait un bien fou d’être comprise par ses pairs et de se sentir moins seule ! Je ne les remercierais jamais assez pour tout ce qu’elles m’ont apporté ! Elles m’ont redonné confiance, elles ont été le petit coup de boost dont j’avais besoin et j’avais très envie de leur rendre ce petit hommage via mon blog…

Prendre son envol…

Pour conclure, je souhaiterais juste te dire que si toi aussi tu es un « jeune » entrepreneur et que tu te sens parfois bien seul, ne reste pas dans ton coin. Trouve des personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt que toi, entoure toi de gens qui te font du bien, créer du lien…

On vit dans une société très individualiste, mais moi je crois dur comme fer au pouvoir des liens, à l’importance des connexions qui se créent entre les gens, au partage. J’ai construit tout ma démarche photographique autour de cette valeur de partage, alors il n’était pas concevable pour moi de rester toute seule et j’ai fait en sorte que ça n’arrive pas !

Si tu es un entrepreneur de cœur, que tu galères un peu pour te faire connaitre, que tu veux mettre en avant et en valeur ton savoir-faire, contacte-moi, peut-être qu’on pourra faire un bout de chemin ensemble !

A très bientôt.

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6 thoughts on “La solitude du photographe”

  1. Carré Pierre dit :

    Joli article !!

    1. Pascaline dit :

      Merci beaucoup !

  2. BOUTHORS Bernard dit :

    Bonjour Pascaline,

    Nous nous connaissons un peu mais pas vraiment. Rien de grave à cela. J’ai découvert cet article en cherchant si tu avais un blog internet. Le titre m’a interpelé. La solitude du photographe, que j’étendrais personnellement en parlant de la solitude du créatif, ou de l’artiste. Pour moi, les photographes ne sont pas les seuls concernés.
    J’aime bien ce que tu dis. C’est sincère et dit simplement. Je ne me reconnais que partiellement dans tes propos, pour des raisons assez évidentes. Je suis retraité, je ne suis pas en train de me poser la question : Dois-je me reconvertir ou pas ? Ma passion pour la photographie — je n’aime pas ce mot passion mais je n’en ai pas trouvé d’autre — est réelle mais très narcissique. Je ne cherche pas à capter l’instant, enfin pas en première intention. Je cherche à m’exprimer au travers d’images que — faute de savoir peindre ou dessiner — je fabrique en prenant des photos. J’aime à dire : Je photographie comme je suis. Comprendre, je ne sais pas forcément ce que je crée ni pourquoi mais je sens très ce que je veux pas faire, parce que ce n’est pas moi. Par exemple, il m’arrive de faire de la macro mais cela n’a rien à voir avec ce que tu fais, avec brio.
    J’aime bien la structure de ton site. Je vais lire calmement les autres billets ; j’ai vu qu’ils étaient longs et soigneusement écrits ; cela promet d’être intéressant.
    L’idée de créer un blog me tente mais, si j’en crois ce que je lis à droite et à gauche, il faudrait « avoir quelque chose à vendre ». Ce n’est pas mon cas, en tout cas pas au premier degré. Parfois une de mes photos a du succès. Même qu’il m’est arrivé d’être contacté par un website étranger. J’ai donné suite ; je me suis retrouvé publié dans un magazine d’art très confidentiel. C’est très flatteur et cela m’a valu de vivre ce que les psychologues appellent « le syndrome de l’imposteur » (Qu’est-ce que je fais là ?). Petit à petit, les « bonnes » photos s’ajoutent et quelque chose se construit. Pas une œuvre mais une collection, un regard personnel, une obsession pour certains sujets et certaines tendances — le minimalisme entre autres. J’ai envie de partager cela, d’en parler autrement dit d’écrire des articles sur les photos/sujets qui me tiennent à cœur. Raconter des histoires, et quelque part donc raconter mon parcours, mes doutes, mes joies et les partager en mots et en images.

    Te lire m’a fait du bien. Si nous n’avons que peu d’objectifs en commun, voir ton cheminement et ta progression me donne envie de progresser. Je me dis que dans le fond nous avons beaucoup en commun. Et cela me rassure car je me sens moins seul.

    1. Pascaline dit :

      Bonjour Bernard !

      je te remercie d’être passé par là et d’avoir laissé un commentaire. Je suis d’accord avec toi, les créatifs sont souvent des être solitaires et je parlais plus particulièrement des photographes parce que je suis concernée 😉
      Pour ce qui est d’écrire un blog, il n’y a pas de raison que tu t’en prives si cela te tente : pour moi il n’y a pas d’obligation de vente derrière, tu peux simplement écrire sur ce qui t’anime, te touche. Ecrire c’est toujours une façon de se connaitre un peu mieux soi-même et c’est toujours enrichissant !
      Alors n’hésite pas et lance toi !

      1. Merci pour ta réponse. D’accord sur le fait qu’écrire c’est chercher à se connaître. Le blog est « en route » mais pas encore activé.

        1. Pascaline dit :

          Super, c’est une bonne nouvelle !

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