Bonjour je suis Pascaline Michon et je suis photographe de famille.

Je suis spécialisée dans le reportage de famille à domicile. Je me déplace chez vous pour vous créer des souvenirs authentiques et spontanés de vos petits bonheurs du quotidien.

Chaque jeudi soir, je publie un article sur le thème de la photographie. J’y parle de ma pratique, de mes réflexions et des difficultés que je peux rencontrer en tant qu’entrepreneur.

J’y évoque aussi mes petits bonheurs , je raconte les histoires des familles qui me font confiance, et je partage aussi quelques astuces photos…

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ? Macrophotographie d'une plume avec une faible profondeur de champ. photographe Pascaline Michon

Aujourd’hui, un article un peu particulier puisque j’avais envie de te parler un peu plus de mon hypersensibilité.

Si tu me suis régulièrement, j’y ai déjà fait référence à plusieurs reprises, de ci de là, mais sans vraiment entrer dans le vif du sujet.

Peut-être que tu n’as toi-même qu’une vague idée de ce qu’est vraiment l’hypersensibilité.

Alors il est temps pour moi de t’éclairer sur le sujet, et de t’expliquer en quoi ma très haute sensibilité impacte fortement mon activité de photographe.

Installe toi confortablement car cet article est un peu long 😉

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Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ?
Portrait en noir et blanc d'une jeune fille sautant dans un trampoline. Photographe Pascaline Michon

Alors, c’est quoi exactement l’hypersensibilité ?

Bien souvent, on associe ce terme à une notion plutôt péjorative : on imagine une personne en proie à ses émotions (plutôt négatives), et qui ne sait pas les gérer.

En somme une personne trop émotive !

Et c’est une étiquette qu’on m’a bien souvent collée sur le dos, et que j’ai fini par prendre pour argent comptant, en croyant que j’étais trop ceci ou pas assez cela…

En réalité, c’est bien plus subtil que l’idée que s’en font la plupart des gens.

Être hypersensible, c’est tout d’abord, avoir les sens hyper développés.

Cette hypersensibilité, est une composante de mon identité, c’est inscrit dans mes gènes. Je possède une perception de mon environnement beaucoup plus aiguisée que le commun des mortels. C’est à dire que je suis plus sensible aux bruits, aux odeurs, au toucher, à la lumière, au goût et je capte les moindres petites variations de mon environnement.

Et cette hyperesthésie me fatigue beaucoup, car je suis trop stimulée par mon environnement. C’est pour cette raison que je recherche souvent la solitude et le calme afin de pouvoir me recentrer.

Je suis également extrêmement empathique : j’absorbe toutes les émotions des personnes qui m’entourent, je porte le poids du monde sur mes épaules depuis toute petite… Tout me touche.

Mes émotions me submergent, et je ne peux pas y faire grand-chose. Je vis tout à 100% que cela soit positif ou négatif. Je ne peux pas rester à la surface des choses.

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ?
Photographie artistique d'une inflorescence d'apiacée. Le flou et les couleurs froides donnent un caractère onirique à l'image. Photographe Pascaline Michon.

D’un point de vue scientifique, les hypersensibles montrent un plus grand nombre de connexions cérébrales. Cela s’accompagne souvent d’une pensée en arborescence, c’est-à-dire qui n’est pas linéaire.

Une pensée en amène 1000 autres, et très souvent la pensée est extrêmement rapide, et les idées s’enchaînent à la vitesse de l’éclair.

Les hypersensibles sont des ressasseurs…

On ne peut pas s’empêcher de ruminer en boucle pendant des heures !

Un mot dit par quelqu’un sans arrière-pensée, et on va se demander des jours, voire des semaines durant, pourquoi cette personne a dit ça (” qu’est-ce que j’ai fait de mal”)… Alors que ladite personne aura déjà oublié ses paroles au bout d’une minute et sera déjà passée à autre chose.

Mais ce n’est pas forcément des pensées négatives. J’ai le cerveau en ébullition en permanence et c’est très fatiguant !

Gustave Flaubert disait « Je suis doué d’une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire » …

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ? Portrait en noir et blanc d'une petite fille lors de son baptême. Photographe Pascaline Michon

Comment je vis mon hypersensibilité ?

Longtemps j’ai été persuadée que j’avais un problème.

Depuis mon enfance on ne cessait de me dire : « arrête de t’en faire pour si peu ! », « ce n’est pas si grave, tu t’en remettras ! », « tu prends les choses trop à cœur ! », « tu réfléchis trop », « tu es trop timide ! »…

Bref, je pensais que j’avais un problème, qu’il fallait absolument que je m’endurcisse, que je coule dans un moule pour qu’on m’apprécie, parce que je n’étais pas assez bien, ou trop faible !

Et j’ai essayé, pendant de nombreuses années… J’ai essayé de me forger une carapace pour ne plus rien ressentir, et ne plus souffrir.

Et à côté de ça j’avais l’impression d’être un ovni, dans une société que je ne comprenais pas, et qui ne me comprenais pas. Une société dans laquelle on prône un individualisme forcené, où l’on doit écraser son prochain pour réussir, avoir la tchatche, être extraverti.

Je ne me sentais à ma place nul part…

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ? Photographie artistique de brin d'herbe. Le flou et les bulles de bokeh confèrent un caractère onirique à la scène. Photographe Pascaline Michon

Marcher sur les pieds des autres, ce n’est pas trop mon truc, et je ne suis pas quelqu’un qui aime être sous les projecteurs…

Moi je m’émerveille d’un tout petit rien.

Je pleure en regardant un dessin animé, en lisant un livre. Je suis subjuguée par la beauté du monde qui m’entoure.

J’aime prendre mon temps, être au contact de la nature. Je peux rester pendant des heures à contempler la vie qui grouille dans un coin d’herbe, ou un rayon de lumière qui dessine tes tâches sur le sol !

Mon cœur bat plus fort quand j’observe un coucher de soleil, quand j’entends le chant d’un oiseau dans mon jardin, quand mes narines se remplissent de l’odeur des embruns ou de l’odeur d’humus dans la forêt …

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ? Portrait en noir et blanc d'une jeune fille. Le visage coupé et le flou donne donne un caractère original à ce portrait. Photographe Pascaline Michon.

Alors oui, je suis plutôt de nature introvertie.

J’ai besoin de temps pour prendre une décision ou accorder ma confiance.

Mais mes décisions sont mûrement réfléchies et une fois que j’ai accordé mon amitié, je donne beaucoup…

Le revers de la médaille c’est que je suis souvent sur la défensive, car j’ai peur d’être blessée. Je peux donc être rancunière si on me fait du mal. Il m’arrive facilement de me mettre en colère, car je ne supporte pas l’injustice.

Les grandes foules me stressent, et je préfère de loin les longues discussions en tête à tête, ces conversations où l’on refait le monde pendant des heures. Je n’aime pas la futilité, et cela m’a souvent fait passer auprès des autres pour quelqu’un d’hautain, alors qu’au fond je suis vraiment un cœur d’artichaud !

Bref, être hypersensible ce n’est pas tous les jours facile à vivre, mais depuis que j’ai passé un test chez une psychologue spécialisée, j’apprends à connaitre mon fonctionnement et à l’accepter.

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ? Macrophotographie de gouttes d'eau sur les branche d'un arbuste. Le flou et les couleurs froides donnent un caractère onirique à l'ensemble. Photographe Pascaline Michon.

Comment mon hypersensibilité sert mon métier de photographe ?

Selon des études scientifiques, les personnes hypersensibles utiliseraient beaucoup plus l’hémisphère droit de leur cerveau que la plupart des gens. L’hémisphère droit serait plutôt le siège de la créativité, de l’esthétique, de la mémoire visuelle et auditive, de la représentation dans l’espace, de l’imaginaire…  

Depuis toute petite je suis attirée par tous les domaines artistiques. Je dessinais beaucoup, je lisais encore plus, je passais mon temps à m’inventer des histoires…

Tout ceci m’a conduit peu à peu vers la photographie qui est devenue une passion dévorante, qui comblait mon besoin de création.

Je me suis mise à photographier les toutes petites choses qui me faisaient rêver, et je me suis vite tournée vers la macrophotographie grâce à laquelle je retrouvais le bonheur d’inventer des mondes merveilleux.

En ce qui concerne l’humain, j’ai d’abord fait des portraits plutôt « esthétiques » et posés, mais il me manquait un petit quelque chose, ce petit supplément d’âme que je n’arrivais pas à trouver.

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ? Portrait à travers une fenêtre d'une petite fille. La couleur bleue nuit dominante et l'effet de reflet donnent un caractère irréel à l'image. Photographe Pascaline Michon

Et puis j’ai découvert la photographie du quotidien. Et là j’ai su que j’étais à ma place. Moi qui ai toujours été captivée par la beauté ordinaire, maintenant cela me semble une évidence !

Photographier la vie, les émotions, ces petits riens de tous les jours qui moi me font vibrer.

Une photographie qui raconte, qui cherche à retranscrire ces instants éphémères, simples, mais tellement vrais et beaux. Ces photos là parlent à tous mes sens : je revis le moment, je souris, j’entends les enfants qui rient, je sens l’odeur du chocolat chaud, je ressens l’amour de cette maman pour son tout-petit, je ressens le vent dans les cheveux…

Quand je suis en reportage, je vis tout cela à 1000%. Je suis remplie de gratitude pour la confiance que l’on m’accorde, et je transmets tout mon amour à travers les images que je crée.

Mon hypersensibilité et ma grande empathie me permettent de réaliser des photographies authentiques, qui vous ressemblent. Des souvenirs qui vous feront rire, ou peut-être monter les larmes aux yeux dans quelques années.

Parce que ce sont ces photos-là, de vos instants du quotidien, chez vous, qui vous feront à nouveau ressentir toutes les émotions vécues à ce moment précis si vous êtes sensibles comme moi !

Ces moments où vous jouez avec vos enfants, où vous vous battez avec eux pour enfiler le pyjama, ce moment où bébé commence à manger tout seul, ces moments de partages, de câlins, de vraie vie !

J’ai la naïveté de croire que lorsque l’on fait les choses avec sincérité, on touche les gens.

Comment mon hypersensibilité me sert en tant que photographe ? Autoportrait dans une baie vitrée qui laisse deviner la vie à l'intérieur de la pièce. L'extérieur et l'intérieur se mélangeant, donnant une ambiance mystérieuse à l'ensemble. Photographe Pascaline Michon

Je suis une photographe qui raconte des histoires de vie, avec cette sensibilité qui me caractérise.

J’espère que cet article t’aura un peu aidé à mieux comprendre ce qu’est l’hypersensibilité. Et également à me connaitre un peu plus encore.

Si le sujet de l’hypersensibilité t’intéresse, tu peux consulter le travail de la psychothérapeute Elaine Aron qui est la spécialiste dans ce domaine. Et je serais ravie d’en discuter avec toi si tu le souhaites !

Et si tu as envie de vivre l’expérience d’un reportage du quotidien avec moi, de te reconnecter aux tiens, de prendre le temps de savourer les petits bonheurs de la vie de tous les jours, sans chichis, sans pression, alors n’hésite pas à me contacter.

J’ai tellement hâte qu’on se rencontre !

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31 janvier 2020
Très bel article ! Rien à ajouter. Personnel, sensible, authentique, touchant...
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    Pascaline
    4 février 2020
    Merci beaucoup Bernard ! Je suis très touchée par ta présence ici et tes commentaires réguliers !
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12 février 2020
Pas si facile d'être soi-même mais essentiel.
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